Aller au contenu
← Tous les guides
Prise en main· · Mis à jour le · 22 min· Par L'équipe Capstoria

Comment jouer à Capstoria : le guide complet

Le mode d'emploi complet : objectif, niveaux, sauvegarde, ventes, marge et capacité, trésorerie, TVA, salaires, crises, exit, compétences, mode classe.


Capstoria te met dans la peau d'un créateur d'entreprise en France, de l'idée jusqu'à la revente… ou la faillite. Statut juridique, vraie comptabilité, TVA, URSSAF, salaires, concurrence, crises : tout suit les règles françaises 2026, simplifiées juste assez pour rester jouables. Ce guide t'explique les règles du jeu, écran par écran.

LA règle du jeu : ta partie s'arrête si ta trésorerie passe sous ton découvert autorisé, ou si tes dettes échues (salaires, URSSAF, TVA, impôts) restent impayées 3 mois de suite : c'est la cessation des paiements. Tout le reste (clients, équipe, financement) sert à éviter ça, puis à faire grandir ta boîte.

Pressé ? Voici l'essentiel en cinq points :

  • ▸Choisis le niveau conseillé (Découverte si tu débutes) et suis le tutoriel.
  • ▸Décroche tes premiers clients, sans dépasser ce que ton équipe peut servir.
  • ▸Surveille ta trésorerie et ton runway : c'est ta jauge de survie.
  • ▸Mets la TVA de côté et paie tes salariés en priorité.
  • ▸Tiens 12 mois, puis fais grandir ta boîte jusqu'à pouvoir la revendre.

1. Le but du jeu

Un bandeau en haut de l'écran te rappelle toujours ton objectif et ta progression : d'abord décrocher ton premier client, puis tenir 12 mois sans tomber à court de trésorerie, puis faire grandir ton entreprise jusqu'à pouvoir la vendre (l'exit). Il te propose aussi le prochain pas utile, avec un bouton qui t'emmène au bon onglet. En scénario ou au défi de la semaine, le bandeau affiche l'objectif propre à la partie.

Il n'y a pas de durée imposée : tu peux vendre dès que les conditions sont réunies, ou continuer à faire grandir ta boîte aussi longtemps que tu le souhaites.

2. Avant de jouer : ton profil et ton entreprise

Au début, quelques questions (à choix, plus un champ libre) dressent ton profil de dirigeant : ton niveau, ton rapport au risque, ce qui te motive. Il sert à te conseiller un niveau de difficulté, des métiers et des conseils adaptés, jamais à te donner plus d'argent. Dis honnêtement ton niveau : en « novice », le jeu t'explique tout au fur et à mesure ; en « expert », le tutoriel et les micro-guides disparaissent.

  • ▸Mode de jeu : partie libre, un des 4 scénarios avec objectif (« Le garage », « La reprise d'une PME », « Créer en pleine récession », « Bootstrap food truck »), le défi de la semaine, ou une partie de classe si ton enseignant t'a donné un code.
  • ▸Secteur : 30 métiers réels (SaaS, food truck, coiffure, plomberie, restaurant…), chacun avec son code NAF, ses prix, son loyer, son coût des ventes et son rythme de clientèle.
  • ▸Statut juridique : micro-entreprise (simple, mais plafonnée), EURL, SASU ou SAS. Seul, tu choisis la micro, l'EURL ou la SASU ; à plusieurs, la SAS. Seules la SAS et la SASU peuvent lever des fonds.
  • ▸Cofondateurs (en SAS, deux au plus) : chacun apporte un atout réel, contre des parts de ta boîte.
  • ▸Capital de départ : le jeu te propose un montant selon ton métier et ton niveau. Tu peux le modifier, jusqu'à 3 fois le capital conseillé du secteur, mais un gros capital rend la partie plus facile : ton score est alors pondéré à la baisse.
  • ▸Options fiscales : ACRE (cotisations réduites la première année ; pas en Hardcore, qui n'a pas d'allocation chômage), franchise de TVA ou option pour facturer la TVA dès le départ, versement libératoire de l'impôt en micro-entreprise. Clique sur chaque terme pour lire sa définition.

Juste après la création viennent les formalités : statuts, banque, assurance, comptabilité… Chaque démarche peut se faire toi-même ou se déléguer, avec son coût affiché, y compris les abonnements mensuels qu'elle déclenche. Les frais officiels de création (greffe, annonce légale, gratuits en micro-entreprise) sont réellement débités. Si ton métier est encadré (licence, carte professionnelle, assurance obligatoire, qualification), le jeu t'affiche ses obligations et en débite le coût. Déléguer la compta à un expert-comptable divise par deux les pénalités de TVA.

3. Quelle difficulté choisir ?

Il existe 4 niveaux. Le jeu te conseille celui qui correspond à ton profil (badge « Conseillé pour toi ») : Découverte pour un novice, Assisté pour un niveau intermédiaire, Réaliste pour un expert.

  • ▸🌱 Découverte. Recommandé pour débuter : capital confortable, gros filet de sécurité, marché plus large, crises rares et légères, et tes clients acceptent tes contrats tant que ton équipe a le temps de les réaliser. Tes ventes du mois sont payées tout de suite ; un contrat ponctuel est réglé à 30 jours, le délai habituel d'une facture : ton client paie tout seul à l'échéance, et l'affacturage peut t'avancer l'argent contre 2 %. Le jeu se met en pause à chaque étape importante et t'explique tout. Idéal pour apprendre les mécaniques tranquillement.
  • ▸🛟 Assisté. L'étape suivante : un peu plus de capital que la normale, un découvert offert, moins de crises qu'en Réaliste, des banques et des investisseurs conciliants, et toujours les pauses et les guides. Idéal pour ta deuxième partie.
  • ▸⚖️ Réaliste. Les vraies frictions de la création d'entreprise, sans filet : une concurrence présente, environ un client sur quatre refuse ton offre, les entreprises clientes paient à 30 jours, et une équipe débordée ne sert pas tous ses clients. Seuls les guides essentiels s'affichent. Pour qui a déjà bouclé une partie ou connaît la gestion.
  • ▸💀 Hardcore. Capital serré, marché plus étroit, guerre des prix dans les métiers les plus disputés, clients très sensibles au prix, crises fréquentes et lourdes, un client sur deux refuse ton offre, entreprises clientes payées à 60 jours, banques et investisseurs exigeants, pas d'allocation chômage (donc pas d'ACRE, et dès le 4e mois tu dois te verser au moins 400 € net par mois), aucun guide sauf l'annonce de ces règles, aucun filet. À la faillite, la partie est définitivement perdue (permadeath). Bonus de score seulement avec le capital proposé.

Ton score est multiplié selon le niveau (×0,6 en Découverte, ×0,8 en Assisté, ×1 en Réaliste, ×1,5 en Hardcore). Le bonus du Hardcore n'est acquis qu'avec le capital proposé, et se perd au premier apport personnel ou prêt d'honneur. Débutant ? Commence en Découverte pour apprendre les mécaniques sans pression, puis passe en Réaliste dès que tu as bouclé une première partie.

4. Ta première partie : tutoriel, objectif et aides

En mode guidé, le temps démarre en pause : rien ne presse. Un tutoriel en 5 étapes s'affiche en haut de l'écran, une étape à la fois, pendant les six premiers mois :

  • ▸Signe ton premier contrat (onglet Ventes & marché).
  • ▸Prospecte tes premiers clients (abonnés, clients fidèles ou devis, selon ton métier).
  • ▸Fais-toi payer une facture : ton client paie tout seul à l'échéance, ou l'affacturage t'avance l'argent contre 2 %.
  • ▸Consulte ta compta (onglet Compta & admin, vue Synthèse).
  • ▸Passe ton premier mois (bouton ▶ ou « +1 mois »).

Tu peux le passer à tout moment. Ensuite, les aides restent là : le bandeau d'objectif et son prochain pas, des micro-guides qui expliquent une notion au moment où elle te concerne, des mots soulignés à cliquer pour leur définition, le 📖 Lexique, et le coach Cap (bouton « Demander à Cap ») qui répond à tes questions sur ta partie.

Les onglets Financement et Outils se débloquent au premier mois, l'onglet Groupe quand ta société a les moyens de créer une filiale. Le bouton « 👔 Pro » passe en mode Pro : plus de tutoriel, de micro-guides ni de verrous, des libellés métier (front, middle et back office), et un temps qui démarre tout seul dans tes parties suivantes. Les bulles d'aide, le lexique et l'objectif restent affichés.

5. Le temps et la sauvegarde

Le jeu avance jour après jour, à la vitesse que tu choisis : pause, normale (un mois de jeu dure environ 1 minute), rapide (×3) ou ultra (×13). « +1 mois » avance de 30 jours d'un coup, en s'arrêtant si une décision t'attend. Toutes les actions restent possibles en pause : analyse, décide, puis relance l'horloge. Le temps s'arrête tout seul dès qu'une décision t'attend (déclaration de TVA, événement, clôture de l'exercice).

En fin de mois, tout tombe en même temps : loyer, salaires, cotisations, abonnements, échéances de prêt… et tes encaissements. Le journal affiche alors un « 📊 Bilan du mois » qui explique pourquoi ta clientèle a bougé (clients gagnés, clients perdus, et pourquoi). Lis-le : c'est la meilleure façon de comprendre les conséquences de tes décisions.

Ta partie se sauvegarde toute seule à chaque fin de mois (dès qu'aucune décision n'est en attente), quand tu passes à un autre onglet du navigateur et quand tu fermes la page. Le bouton 💾 Sauvegarder le fait à la demande, et l'en-tête t'indique l'état de ta sauvegarde (au téléphone, les deux sont dans le menu ☰). Sans compte, elle reste dans ce navigateur ; avec un compte gratuit, elle part aussi en ligne et tu la retrouves sur un autre appareil. Une nouvelle partie ne remplace jamais une sauvegarde sans ton accord.

Inutile de recharger la page pour éviter un coup dur : les tirages au hasard de chaque mois sont fixés à l'avance par la graine de ta partie.

6. Les raccourcis clavier

  • ▸Espace : met le temps en pause, ou le relance à la dernière vitesse choisie.
  • ▸1, 2, 3 : vitesse normale, rapide, ultra (rangée du haut ou pavé numérique, y compris sur un clavier AZERTY).
  • ▸Flèches gauche et droite, Début, Fin : passer d'un onglet à l'autre quand un onglet a le focus.

Les raccourcis se désactivent pendant une saisie et quand une décision t'attend : le temps ne repart jamais sous une fenêtre ouverte. À l'ordinateur, le rappel est dans la bulle d'aide des boutons de vitesse, en haut de l'écran. Au téléphone, le bouton ⏸/▶ de l'en-tête met en pause ou relance, et les vitesses sont dans le menu ☰.

7. Les 8 onglets, ta journée de dirigeant

À l'ordinateur, les onglets sont en haut de l'écran. Sur tablette et au téléphone, ils sont dans la barre en bas de l'écran (au téléphone, « Plus » ouvre les quatre derniers), et le menu ☰ regroupe le temps, la sauvegarde, ton dossier, les trophées, le lexique et ce guide.

  • ▸📊 Cockpit : la vue d'ensemble. Santé, trésorerie, runway, cash-flow, revenus, clients, pression de la concurrence, et tes prochains jalons d'entreprise. Commence chaque session ici.
  • ▸📈 Ventes & marché : contrats, prospection, marketing, prix, produit, livraison express, commandes, encaissement des créances, et ta capacité de service.
  • ▸👥 Équipe : recrutement (les CV exagèrent souvent, l'entretien révèle le vrai niveau), formation, moral, et ta propre rémunération.
  • ▸🧮 Compta & admin : ta vraie comptabilité en partie double. Synthèse, factures, charges, balance, bilan et compte de résultat.
  • ▸💰 Financement : aides et subventions (argent non remboursable), prêts, découvert, assurance, accompagnement, levée de fonds, dividendes, offres de rachat et revente (exit).
  • ▸🧰 Outils : des abonnements à des logiciels (CRM, publicité, compta…). Chacun a un effet, chacun est une charge mensuelle.
  • ▸🏢 Groupe : créer des filiales, ou racheter une entreprise de ton secteur, quand ta société est solide.
  • ▸📬 Messagerie : ton comptable, ton banquier ou la presse t'écrivent quand quelque chose mérite ton attention.

8. Vendre : contrats, prospection, prix et commandes

Chaque mois, ta disponibilité de dirigeant est limitée, comme dans une vraie semaine :

  • ▸1 proposition de contrat ponctuel. Le client ne signe pas toujours : 100 % en Découverte, 90 % en Assisté, 75 % en Réaliste, 50 % en Hardcore, un peu plus avec une bonne réputation. Ton tout premier contrat est toujours signé. Il est payé environ 30 jours plus tard.
  • ▸3 prospections : chacune présente des offres, dont seule une partie signe, avec les mêmes chances que les contrats.
  • ▸2 campagnes marketing : elles attirent des clients ce mois-ci.
  • ▸2 améliorations du produit : la satisfaction de tes clients monte.
  • ▸1 livraison express : des clients en plus tout de suite, mais de la dette technique et un peu de satisfaction en moins.
  • ▸1 commande de matériel ou d'aménagement, au coût proportionné à ton métier, livrée une vingtaine de jours plus tard : elle améliore la satisfaction. Tes marchandises, elles, sont achetées automatiquement avec chaque vente.

Ces limites repartent à zéro chaque mois : priorise, c'est le métier.

Ton prix se règle par paliers. Moins cher que le marché, tu attires plus de clients mais tu gagnes moins sur chacun ; plus cher, c'est l'inverse. Au-delà de 30 % au-dessus du marché, les clients fuient de plus en plus vite, et le prix ne peut pas dépasser 3 fois celui du marché : au-delà, plus personne n'achète.

Facturé n'est pas encaissé : un contrat est réglé environ 30 jours plus tard. Entre les deux, c'est une créance. À l'échéance, ton client paie tout seul ; avant, tu ne peux pas le forcer, quel que soit le niveau. Le bouton « Encaisser » ne récupère que les factures arrivées à échéance et pas encore réglées. Besoin de l'argent plus tôt ? L'affacturage te l'avance tout de suite, contre 2 % de commission. Si tes clients sont des entreprises, leurs règlements de chaque mois arrivent aussi en retard en Réaliste (30 jours) et en Hardcore (60 jours) : prévois la trésorerie pour tenir ce décalage.

9. Marge brute et capacité : vendre plus n'est pas toujours gagner plus

Chaque vente a un coût : marchandises pour un commerce, matières pour un restaurant ou un artisan, achats liés à la prestation pour un service. Ce qui reste après ce coût, c'est ta marge brute. C'est elle, et non ton chiffre d'affaires, qui paie ton loyer, tes salaires et ta rémunération. Un commerce vend beaucoup mais garde peu sur chaque vente ; un service garde presque tout, mais il est vite limité par le temps.

Ton équipe, toi compris, ne peut servir qu'un nombre limité de clients : c'est ta capacité de service, affichée dans les onglets Ventes et Équipe (un moral bas la réduit). Au-delà, l'équipe est débordée : seule une partie des clients en trop est servie et facturée (50 % en Découverte, 40 % en Assisté, 25 % en Réaliste, 0 % en Hardcore), la satisfaction baisse, des clients partent, et les nouveaux projets sont refusés faute de temps. Pour grandir, recrute au bon moment : quand l'équipe approche de sa capacité et que tes recettes peuvent payer un salaire de plus.

10. L'argent : trésorerie, runway, apports et prêts

  • ▸Trésorerie : l'argent réellement en banque. C'est elle qui décide de ta survie.
  • ▸Burn : tout ce qui sort chaque mois (loyer, salaires, cotisations, abonnements, échéances…).
  • ▸Cash-flow : ce que tu as encaissé dans le mois, moins ton burn. Positif, ta trésorerie grossit ; négatif, tu puises dedans.
  • ▸Runway : le nombre de mois que tient ta trésorerie au rythme actuel. Il se calcule sur ce que tu encaisses vraiment : une facture impayée ne paie rien. Sous 3 mois, agis.
  • ▸MRR : pour un métier à abonnement, ton revenu mensuel récurrent. Les autres métiers suivent leur chiffre d'affaires du mois.

Ton épargne n'est pas infinie. En cours de partie, tu peux remettre de l'argent de ta poche une fois par mois, et au total au plus l'équivalent du capital proposé au départ (jamais plus que le capital conseillé du secteur). En Hardcore, le premier apport ou prêt d'honneur fait perdre le bonus de score.

Côté banque, chacune des 4 offres de prêt ne se souscrit qu'une fois, et le banquier regarde ton ancienneté, ta trésorerie, ton chiffre d'affaires (réel ou prévisionnel) et tes dettes en cours. Le prêt d'honneur, à 0 % et sans garantie, est réservé aux jeunes entreprises : demande-le tôt. Le découvert se négocie (jusqu'à 5 000 €, avec des agios) ; un découvert de 5 000 € est offert dès le départ en Découverte, de 3 000 € en Assisté.

La levée de fonds n'existe qu'en SAS ou en SASU (une SASU devient SAS à sa première levée) : tu présentes ton projet à des investisseurs et tu leur cèdes une part de ton capital. Pas de levée en micro-entreprise ni en EURL. Avant d'investir, un business angel ou un fonds fait un audit (la due diligence) : ventes, trésorerie, croissance, dettes et litiges. Il peut baisser son offre ou refuser. Un fonds pose aussi ses conditions : il est remboursé en priorité à la revente (préférence de liquidation), peut bloquer une vente trop tôt (droit de veto) et suit tes résultats chaque trimestre en conseil d'administration. En société, une fois par an après la clôture, tu peux te verser des dividendes sur le bénéfice distribuable (prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026).

11. TVA, cotisations et impôts

Franchise de TVA : tant que ton chiffre d'affaires reste sous le seuil (37 500 € pour les services, 85 000 € pour la vente en 2026), tu ne factures pas de TVA, quel que soit ton statut ; en contrepartie, tu ne récupères pas celle de tes achats. Entre le seuil et le seuil majoré (41 250 € et 93 500 €), la franchise tient jusqu'au 31 décembre ; au-delà du seuil majoré, la TVA s'applique tout de suite, et le jeu te prévient. Tu peux aussi choisir de facturer la TVA dès la création.

Hors franchise, la TVA n'est pas à toi : tu la collectes pour l'État et tu la reverses chaque trimestre. Un mini-jeu te fait vérifier ta déclaration : chaque erreur ratée coûte un redressement (moitié moins si un expert-comptable tient ta compta). Si ta trésorerie ne suffit pas, le paiement est reporté de 30 jours, avec une majoration de 5 % et un intérêt de retard de 0,2 % par mois. Mets ta TVA de côté dès que tu la factures.

En micro-entreprise, tes cotisations sociales se calculent sur le chiffre d'affaires que tu as encaissé dans le mois : 12,3 % pour la vente, 21,2 % pour les services, 25,6 % pour une profession libérale (taux 2026, réduits la première année avec l'ACRE). Avec le versement libératoire, ton impôt sur le revenu est payé au fil de l'eau.

En société, tes cotisations de dirigeant dépendent du statut (plus lourdes en SAS et SASU qu'en EURL), et l'impôt sur les sociétés tombe à la clôture si tu es bénéficiaire : 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà, avec des acomptes trimestriels l'année suivante quand cet impôt dépasse 3 000 €. Les pertes d'une année s'imputent sur les bénéfices des suivantes. Micro ou société, tu paies aussi la CFE, l'impôt local des entreprises (exonérée l'année de création).

Chaque 31 décembre, la clôture de l'exercice fait le bilan de ton année : chiffre d'affaires, résultat, impôt, affectation du résultat. C'est le bon moment pour lire ton bilan.

12. Micro-entreprise : le plafond et la bascule après deux ans

La micro-entreprise est plafonnée : 83 600 € de chiffre d'affaires par an pour les services, 203 100 € pour la vente (plafonds 2026). L'année de la création, ton chiffre d'affaires est ramené à une année entière pour la comparaison.

  • ▸Une première année au-dessus du plafond : rien ne change tout de suite. Le jeu te prévient, et tu choisis de rester en micro ou d'anticiper en passant en société.
  • ▸Une deuxième année de suite au-dessus : la loi te fait sortir du régime au 1er janvier. Tu choisis ta société, et les vrais frais de création sont débités.

C'est un signe de succès, mais une société coûte plus cher à faire tourner : anticipe.

13. Ton équipe et les salaires

Recruter augmente ta capacité, mais un salarié coûte bien plus que son salaire brut : cotisations patronales (avec la réduction générale 2026, plus forte près du SMIC) et mutuelle. Regarde toujours le coût « chargé » affiché. Chaque mois, trois candidats au plus se présentent : les CV exagèrent souvent, l'entretien révèle leur vrai niveau. Sous 40 de moral, des salariés démissionnent, les meilleurs d'abord.

Si ta trésorerie ne suffit plus à payer les salaires, ils restent dus : le moral et ta réputation chutent, et au bout de deux mois d'impayés un salarié démissionne (son salaire reste dû). Ta propre rémunération est suspendue tant que tes salariés ne sont pas payés : la loi les protège en priorité. Si tes dettes échues (salaires, URSSAF, TVA, impôts) dépassent ce que tu as en banque pendant 3 mois de suite, c'est la cessation des paiements : direction le tribunal de commerce.

14. Événements et crises : des choix à l'issue incertaine

Contrôle URSSAF, bad buzz, panne, impayé, départ d'un associé, article de presse… Un événement peut survenir chaque mois (environ 15 % de risque par mois en Découverte, 55 % en Hardcore). Tu choisis ta réponse ; les montants sont proportionnés à la taille de ton entreprise.

Certains choix affichent « Issue incertaine » avec leurs chances (par exemple 35 % / 65 %) : tu décides en connaissant le risque, mais tu ne sais qu'après coup de quel côté c'est tombé (contester un redressement peut réussir, ou coûter plus cher). Après ton choix, un débrief t'explique ce qui s'est passé et combien ça a coûté. Une bonne assurance (onglet Financement) amortit une partie des pertes.

  • ▸Satisfaction client : elle baisse quand ton équipe est débordée ou que ton produit accumule les bugs ; trop basse, tes clients partent.
  • ▸Moral de l'équipe : il baisse avec les crises et les salaires impayés ; sous 40, des salariés démissionnent.
  • ▸Réputation : elle monte avec tes réussites et t'aide à signer des contrats.
  • ▸Dette technique : livrer trop vite crée des bugs qui font fuir les clients. Rembourse-la régulièrement (refactoring).

15. La concurrence réagit

Tu n'es pas seul sur ton marché. Ton concurrent réagit : quand tu grandis vite ou casses tes prix, sa pression monte et freine ton acquisition de clients ; s'il te trouve cher, il te laisse ce segment. Suis la jauge de pression concurrentielle du Cockpit et les messages 🥊 du journal : ils te disent quand ton concurrent passe à l'attaque.

16. Fin de partie : faillite, redressement ou exit

La faillite arrive quand ta trésorerie passe sous ton découvert autorisé, ou à la cessation des paiements. Une fois par partie, hors Hardcore, tu peux demander un redressement judiciaire, même en micro-entreprise : une partie des dettes est effacée, le reste est étalé sur 24 mois, et tu as douze mois pour prouver que ta boîte est viable. Moral et réputation en prennent un coup, mais l'entreprise survit. En Hardcore, la faillite efface ta sauvegarde : la partie est définitivement perdue.

L'exit, c'est la revente de ton entreprise (cession). Un repreneur ne se présente que si :

  • ▸ton entreprise a au moins 12 mois d'historique ;
  • ▸elle a réalisé des ventes sur les 12 derniers mois ;
  • ▸sa trésorerie est positive ;
  • ▸elle n'est pas en redressement judiciaire ;
  • ▸tu n'as pas de dettes sociales ou fiscales impayées.

Le bouton de vente est dans l'onglet Financement : tant qu'une condition manque, il t'explique laquelle. Le prix est un multiple de ton chiffre d'affaires, plus élevé si tu es rentable, moins tes dettes. En micro-entreprise, tu cèdes ton fonds (clientèle, nom, matériel) et tu gardes ta trésorerie. Avant de confirmer, le jeu te montre ce que tu toucheras vraiment, après impôt et après ce qui revient à tes investisseurs. Et il reste honnête : « Exit réussi » seulement si tu récupères plus que ce que tu as mis de ta poche.

À partir de 18 mois, un concurrent peut aussi venir te faire une offre de rachat, plus probable si tu tiens une belle part de ton marché et une bonne réputation. Elle reste valable 2 mois dans l'onglet Financement : tu l'acceptes ou tu continues.

17. Après la partie : autopsie, compétences et score

Quelle que soit l'issue, le jeu dresse l'autopsie de ton entreprise : la cause principale, les facteurs chiffrés, la chronologie et des articles pour comprendre (en cas de faillite, il liste aussi les leviers que tu n'avais pas utilisés). Il fait le bilan de 10 compétences d'entrepreneur (piloter sa trésorerie, fixer un prix, comprendre la TVA, choisir son statut, financer son démarrage, recruter au bon moment, gérer ses charges fixes, lire un bilan, prospecter et fidéliser, gérer une crise) : pour chacune, ton niveau (découverte, pratiquée ou maîtrisée) et ce qu'il te reste à montrer pour progresser. Une compétence que ta partie n'a pas sollicitée reste « pas encore observée » : ce n'est pas un échec.

Ton score récompense ce que tu as créé : durée de vie (d'une entreprise qui vend), ventes, clients, bénéfices et valeur de revente. L'argent apporté ou emprunté ne compte pas, et le tout est pondéré par le niveau. Ta partie entre au classement public, sous le nom de ton entreprise ; tu peux partager ton résultat par un lien (WhatsApp, LinkedIn…) ou télécharger l'image de fin. En chemin, tu franchis 8 jalons d'entreprise (premier salarié, six mois rentables, cap des 100 000 €…) et tu débloques des trophées (bouton 🏆 en haut de l'écran, ou dans le menu ☰ au téléphone).

À la fin, un quiz facultatif (6 questions, 8 après un pré-test en classe) te fait expliquer ce que tu as vécu, avec tes vrais chiffres. Une compétence bien expliquée monte d'un niveau ; une erreur isolée ne la fait jamais baisser. Tu peux ensuite télécharger ton certificat de compétences : une attestation pédagogique, sans valeur de diplôme, qui liste celles que tu maîtrises.

Ton dossier de création (bouton 📄 Mon dossier, à tout moment, et sur l'écran de fin) transforme ta partie en point de départ de ton vrai projet : statut conseillé et comparatif, budget de démarrage, prévisionnel sur 3 ans, plan de financement et démarches officielles dans l'ordre, avec les liens. Imprime-le, enregistre-le en PDF ou exporte ses chiffres pour Excel, puis fais-le relire par un expert-comptable avant de te lancer.

Le compte est gratuit et facultatif. Il sauvegarde ta partie en ligne, garde l'historique de tes parties (ton CV entrepreneurial) et tes trophées, et te donne davantage de questions au coach.

18. Défi de la semaine et mode classe

Chaque semaine, un défi propose la même grille à tout le monde : même secteur, même statut, même niveau, même capital, mêmes associés, même date de départ et mêmes tirages au hasard. Seules tes décisions font la différence. Le classement de la semaine repart à zéro chaque lundi, et « Rejouer la même grille » te laisse retenter ta chance avec exactement le même départ.

Ton enseignant t'a donné un code de classe (ou un lien) ? Saisis-le à la création, dans « Code de classe ». Toute la classe démarre à la même date, avec les mêmes tirages au hasard, et dans le même secteur si l'enseignant l'a choisi. Juste après le code, un pré-test facultatif de 5 questions mesure ce que tu sais avant de jouer : le quiz de fin montrera ta progression. Le statut, le capital et le niveau restent tes décisions. Pendant une partie de classe, les scénarios et le défi ne sont pas disponibles. À la fin, ton résultat et tes compétences apparaissent dans le tableau de ton enseignant : connecte-toi avant de jouer pour qu'il voie ton prénom ou ton pseudo (sans compte, seul le nom de ton entreprise apparaît).

19. Tes 8 premiers réflexes

  • ▸Commence en Découverte et suis le tutoriel.
  • ▸Lis l'objectif en haut de l'écran et suis le prochain pas conseillé.
  • ▸Signe un contrat dès le premier mois : le cash d'abord.
  • ▸Surveille ta capacité : un client mal servi s'en va. Recrute quand l'équipe sature.
  • ▸Va chercher les aides et le prêt d'honneur tôt (onglet Financement) : on prête plus volontiers à une entreprise qui n'est pas aux abois.
  • ▸Garde environ 3 mois de runway devant toi.
  • ▸Mets la TVA de côté dès que tu la factures, et paie tes salariés en priorité.
  • ▸Lis le « Bilan du mois » et les micro-guides : chacun explique une notion au bon moment.
En jeu, le bouton ❓ Comment jouer ramène à ce guide, le 📖 Lexique explique chaque terme, et Cap, le coach IA (bouton « Demander à Cap »), répond à tes questions : 15 par jour sans compte (en classe, par élève), 120 avec un compte gratuit (n'y saisis jamais de données personnelles). Pour tes vrais calculs (charges, TVA, trésorerie, coût de création), essaie aussi nos outils gratuits, dans la rubrique Outils du site. Tout ce que tu apprends ici te servira le jour où tu créeras pour de vrai.